Le programme Erasmus est-il en danger?

Posté par Ciré sur November 27, 2011 dans Etudes, Europe | 0 commentaire

Une remise en cause du célèbre programme d´échange

Erasmus ne ferait plus recette. Philosophe humaniste, Erasme de Rooterdam, en léguant sa fortune à l’université de Bâle, est présenté comme le pionnier des bourses données pour favoriser la mobilité dans la formation. L’Histoire contemporaine fera de son nom le programme européen Erasmus pour lequel chaque Etat signataire consacre une partie de son budget.

Un programme renouvelé dans un contexte global d’éducation

Créé en 1987, Erasmus a été englobé presque dix ans plus tard dans un programme plus large nommé Socrates, lui-même devenu Socrates II, avant d’être absorbé par le dernier programme d’éducation et de formation qui vaut jusqu’en 2013. Le cursus universitaire a parallèlement évolué : création de masters européens, rapprochement avec le réseau des entreprises, recherche de passerelles d’équivalences par des reconnaissances réciproques entre universités, expérimentation de double cursus…la mobilité européenne par une bourse Erasmus n’est plus la seule innovation éducative pour un étudiant qui veut s’ouvrir à son environnement. Devant ce foisonnement de possibilités, Erasmus serait délaissé.

Les critiques

Les détracteurs d’Erasmus font observer de nombreux points négatifs : les étudiants ne le connaissent pas toujours, 5000 bourses auraient été ainsi délaissées cette année; le montant du budget alloué ne permettrait pas de couvrir les frais engagés ce qui exclurait une bonne partie de la population étudiante parmi laquelle, parallèlement, on constate une augmentation de la précarité; la qualité du cursus n’a pas toujours été au rendez-vous, le séjour européen tendant à être vécu comme un séjour d’agrément du fait de la barrière linguistique qui a favorisé un absentéisme; la reconnaissance des diplômes demeure un processus lourd et compliqué qui rebute les candidats à la mobilité.
Des échanges européens nécessaires
Pour autant le continent européen, vieillissant du fait de ses caractéristiques démographiques, a besoin d’une population étudiante mobile. Un défi à relever alors que les agences de notation, en demandant aux Etats de prioriser leurs dépenses, leur donnent la tentation de réduire la part des budgets sociaux qui englobent souvent les dépenses d’éducation et de formation.

Image: Tobias Machhaus – Fotolia


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