Les programmes d’échanges universitaires européens

Les echanges universitairesLa Commission Européenne a lancé un programme cadre de recherche et de développement technologique (PCRDT) dont le but est de favoriser en Europe la mobilité, la créativité et la mixité des ingénieurs en formation. Il s’agit d’un véritable défi de société pour le développement économique, scientifique et technologique de demain.

Favoriser l’interdisciplinarité

L’approche éducative vise à favoriser l’interdisciplinarité des cursus de formation et à rendre attractif un secteur parfois délaissé, comme le secteur de la recherche avec des approches pragmatiques entre branches techniques. Par exemple, l’Ecole d’Ingénierie et Travaux de la Construction de Caen cherche une gestion durable des sédiments marins pour une utilisation routière (projet SETARMS).

S’appuyer sur le droit commun

Ces échanges universitaires de formation, d’éducation et d’innovation se font sur la base du programme Erasmus qui favorise l’échange européen dans l’enseignement supérieur. Ils s’appuient sur des contractualisation multilatérales entre des filières de recherche, des grandes écoles d’ingénieurs européennes mais également sur des coopérations avec des établissements non universitaires comme une ONG, la Société Européenne de Formation des Ingénieurs (SEFI), reconnue par la Commission Européenne.

Faciliter une démarche qualité

Un travail de réseaux est également mené à l’occasion de ces programmes européens pour faciliter le lien avec le monde du travail : l’entreprise, les organismes sociaux, les collectivités territoriales sont autant de partenaires permettant aux futurs ingénieurs de réaliser des stages et d’expérimenter la mobilité. Cela permet également aux étudiants d’aborder des connaissances et des techniques liées à la gouvernance, au management, aux finances, aux incidences économiques comme le développement durable ou les normes d’assurance qualité… et ce dans la mesure où eux-mêmes seront des acteurs économiques et pas seulement des spécialistes scientifiques et techniques. Cette ouverture à d’autres disciplines que la seule filière technique choisie habituellement par l’étudiant ingénieur (génie civil, rural, hydraulique, bâtiment …), devrait permettre d’attirer plus de candidats à la recherche et à la l’innovation du fait de cette place donnée aux sciences humaines.

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